L’hypnose existe depuis très longtemps et suscite encore aujourd’hui beaucoup d’intérêt. Elle est utilisée dans différents contextes d’accompagnement, notamment pour favoriser le calme, la détente, l’autorégulation, la confiance, la préparation mentale et la mobilisation des ressources personnelles.

L’hypnose : une approche complémentaire d’accompagnement

Dans une perspective responsable, l’hypnose ne doit pas être présentée comme une médecine, un traitement médical ou une psychothérapie, sauf lorsqu’elle est utilisée par un professionnel autorisé dans son champ de pratique. Elle ne vise pas à diagnostiquer, traiter ou guérir une maladie. Elle peut plutôt s’inscrire comme une approche complémentaire permettant à la personne de mieux utiliser ses propres ressources intérieures.

L’hypnose peut être comprise comme un état d’attention focalisée, de concentration intérieure et de réceptivité. La personne demeure consciente, présente et active dans le processus. Elle conserve son jugement, son libre arbitre et sa capacité de refuser ce qui ne lui convient pas.

L’objectif est d’accompagner la personne vers un mieux-être, dans le respect de son rythme, de ses besoins et des limites professionnelles de l’intervenant.

Une approche fondée sur la participation active

En hypnose, la personne ne subit pas l’expérience. Elle y participe. Le praticien propose un cadre, des suggestions, des images, des métaphores ou des exercices de détente, mais la personne demeure toujours actrice de son cheminement.

L’état hypnotique peut ressembler à certains états naturels du quotidien : être absorbé par un livre, une musique, une pensée, un paysage ou une activité au point de perdre momentanément la notion du temps. Cet état d’attention particulière peut être utilisé pour soutenir un objectif d’accompagnement, comme retrouver plus de calme, développer des ressources ou se préparer mentalement à une situation.

L’hypnose ne remplace pas l’effort personnel. Elle peut toutefois aider à créer un état intérieur plus favorable à l’apprentissage, à la détente, à l’autorégulation et à la mobilisation des ressources.

Différentes approches en hypnose

Il existe aujourd’hui plusieurs façons de pratiquer l’hypnose : hypnose classique, hypnose ericksonienne, hypnose humaniste, hypnose conversationnelle, hypnose dirigée, autohypnose et autres formes d’accompagnement hypnotique.

Chaque approche possède son vocabulaire, ses méthodes et sa manière de guider la personne. Toutefois, elles reposent toutes sur un phénomène central : l’utilisation de l’attention, de l’imagination, du langage, de la suggestion et de la relation d’accompagnement pour favoriser un changement d’état intérieur.

L’hypnose classique utilise souvent des suggestions plus directes et structurées.

L’hypnose ericksonienne privilégie généralement un langage plus souple, indirect, permissif et adapté à la réalité de la personne.

L’hypnose conversationnelle s’intègre davantage dans l’échange naturel, en utilisant le langage, la reformulation, les métaphores et les suggestions indirectes.

L’autohypnose permet à la personne de pratiquer par elle-même certains exercices de détente, de visualisation, d’ancrage ou de recentrage.

Aucune approche ne devrait être présentée comme supérieure en tout temps. Le choix dépend du contexte, de l’objectif, de la personne accompagnée et des compétences du praticien.

Comment se manifeste un état hypnotique?

Un état hypnotique peut se manifester par une détente physique, une concentration plus grande, une attention tournée vers l’intérieur, une sensation de calme ou une impression de distance par rapport aux distractions habituelles.

Certaines personnes ressentent une relaxation profonde. D’autres demeurent très éveillées, mais concentrées. Certaines perçoivent des images, des sensations ou des pensées plus clairement. D’autres vivent simplement un moment de présence calme.

Il n’y a pas une seule façon de vivre l’hypnose.

Une personne en hypnose peut entendre les bruits autour d’elle. Elle peut bouger, parler, réfléchir, poser une question ou interrompre l’exercice au besoin. Si un événement important survient, elle peut réagir normalement.

L’hypnose n’est donc pas un sommeil. Ce n’est pas une perte de contrôle. Ce n’est pas une soumission. C’est un état de participation intérieure.

Que se passe-t-il sous hypnose?

En état d’hypnose, la personne :

demeure consciente ;
conserve son libre arbitre ;
garde son jugement moral ;
ne dort pas nécessairement ;
peut accepter ou refuser une suggestion ;
doit être consentante ;
demeure active dans le processus.

Cette précision est importante pour démystifier l’hypnose. Contrairement à certaines images véhiculées par le spectacle ou la fiction, l’hypnose professionnelle repose sur la collaboration, le respect et le consentement.

Un praticien responsable ne cherche pas à contrôler la personne. Il l’accompagne dans un cadre sécurisant, clair et respectueux.

Stratégies utilisées

Différentes stratégies peuvent être utilisées selon les besoins et les objectifs de la personne :

relaxation ;
respiration ;
visualisation ;
métaphores ;
suggestions hypnotiques ;
ancrages ;
autohypnose ;
renforcement des ressources ;
préparation mentale ;
exercices de recentrage.

Ces outils peuvent soutenir la personne dans sa capacité à se calmer, à mieux se préparer, à mobiliser ses ressources et à développer une meilleure relation avec son vécu intérieur.

Ils doivent toutefois être utilisés dans un cadre clair. L’hypnose ne remplace pas les soins médicaux, les services psychologiques ou les interventions professionnelles autorisées lorsque ceux-ci sont nécessaires.

Respect du cadre professionnel et de la Loi 21

Au Québec, la psychothérapie est une activité encadrée. L’Ordre des psychologues du Québec rappelle que la psychothérapie est réservée aux psychologues, aux médecins et aux détenteurs d’un permis de psychothérapeute. Le titre de psychothérapeute est également protégé.

Dans le cadre de la Loi 21, il est donc essentiel de distinguer clairement l’hypnose d’accompagnement de la psychothérapie. L’hypnose peut soutenir le mieux-être, la détente, l’autorégulation, la confiance et les ressources personnelles, mais elle ne doit pas être présentée comme un traitement psychologique réservé lorsqu’elle est pratiquée par une personne qui ne détient pas les autorisations requises.

RITMA rappelle aussi l’importance, pour les métiers d’accompagnement, d’œuvrer dans un environnement conforme aux exigences légales et éthiques liées à la Loi 21, avec un processus de protection du public et de traitement des plaintes.

Engagement professionnel

Dans ma pratique, l’hypnose est présentée comme une approche complémentaire d’accompagnement. Elle ne remplace pas un médecin, un psychologue, un psychothérapeute ou tout autre professionnel autorisé.

Elle ne vise pas à poser un diagnostic, traiter une maladie, modifier une médication ou exercer une psychothérapie. Elle vise plutôt à accompagner la personne dans le développement de ses ressources, de son calme, de son autonomie et de son mieux-être.

Lorsque la situation dépasse le cadre de l’accompagnement ou nécessite une évaluation spécialisée, une référence vers un professionnel autorisé peut être recommandée.

Révéler la force de ses ressources intérieures

L’hypnose peut devenir un outil précieux lorsqu’elle est pratiquée avec rigueur, éthique et respect. Elle permet de porter attention à ce qui se passe en soi, de mobiliser ses ressources et de créer un espace intérieur plus favorable au changement.

Elle invite la personne à participer activement à son cheminement, à découvrir ses capacités d’autorégulation et à avancer vers ses objectifs avec plus de calme, de clarté et de confiance.

Révélez la force de votre esprit par une approche d’hypnose complémentaire, responsable et respectueuse de votre rythme.

Pour approfondir vos connaissances

Vous pouvez consulter les ressources disponibles sur ce site, dont le document : D’où vient l’hypnose?

Lecture suggérée : L’hypnose, un art de vivre

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